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vendredi 25 juin 2021

Ecrivain et jeu de mots

Bonjour à tous,

les auteurs et autrices qui débutent cherchent toujours des astuces pour écrire mieux et plus vite. Et le conseil donné demeure toujours le même. Il faut écrire pour pratiquer son art, mais également lire. Cela tombe sous le sens, mais certains semblent réfractaires à l'idée.

Bon, je ne vais pas leur jeter la pierre. J'ai eu une période où je trouvais que la lecture compromettait mon écriture. J'avais beaucoup apprécié ma lecture en cours et, naturellement, je m'étais mis à écrire en imitant l'auteur que je lisais. Bien sûr, ça n'a pas duré... Comme on dit "Chassez le naturel, il revient au galop !". Et du coup, j'en avais été quitte pour recommencer ce que j'avais écrit. Et, je m'étais dit qu'on ne m'y prendrait plus et qu'il valait mieux que je cesse de lire pendant la période où j'écrivais, histoire de ne pas voir mon style perturbé par celui d'un autre. Ben oui, on est con, parfois...

Et puis, clairement, ce ne fut pas possible, vu que je passe mes journées à écrire... et depuis, j'ai réalisé que c'était surtout mon manque d'expérience dans l'écriture qui m'avait fait changer ma façon d'écrire au profit d'une autre. Aujourd'hui, avec un peu plus de bagages, lire ne me perturbe plus. Au contraire, cela m'est très utile. Quand je butte sur une scène, quand je veux faire passer une expression sur le visage de l'un de mes personnages, quand je veux décrire un geste, une attitude, quand je veux magnifier la présentation d'un endroit particulier, je m'appuie sur mes lectures. 

Studio Harcourt, Public domain,
via Wikimedia Commons

Et j'ai également réalisé que je manquais d'une certaine éducation littéraire. Ô, certes, j'ai lu tous les ouvrages que le système éducatif français m'a mis entre les mains, avec plus ou moins de plaisir, mais c'était il y a longtemps, un temps où ce n'était pas tant l'écriture que le contenu des livres qui m'intéressait. Du coup, j'essaie de varier mes lectures et de sortir du tout SF où je me cantonnais et j'avoue que je fais de belles découvertes. Boris Vian, notamment, il y a peu, et son pendant subversif Vernon Sullivan.

Donc, oui, lire est important, parce qu'on y apprend le métier, la façon de faire, certaines tournures de phrase, mais est-ce suffisant ?

Je vous en ai parlé dans un article précédent, Ecrivain et analogie, l'une des difficultés pour l'auteur est de trouver le mot juste. Et je vous avais parlé du dictionnaire analogique, très utile, mais on peut également entraîner son cerveau à trouver rapidement des mots. Pour cela, personnellement, je fais beaucoup de... mots fléchés.

Klever, Public domain

Oui, je sais, ça peut surprendre qu'un écrivain évoque les mots fléchés pour améliorer son écriture... mais c'est vraiment une bonne méthode pour jouer avec les mots, en apprendre de nouveaux, trouver des synonymes, évoquer un terme à partir d'une idée, d'un concept. Et puis, ce n'est plus vraiment du travail, plutôt un jeu. 


Bref, je vous conseille ! En plus de l'écriture et de la lecture, bien sûr !

A bientôt. 




vendredi 30 avril 2021

Ecrivain et analogie

Bonjour à tous,

aujourd'hui, je vais vous parler d'analogie... et plus particulièrement de dictionnaire analogique. Vous connaissez ? Non ? Alors, vous tombez bien !

Deux des gros soucis des écrivains et écrivaines sont de ne pas faire trop de répétitions dans leur texte, mais également de trouver le mot juste. En gros, d'avoir du vocabulaire. C'est pour ça, notamment, qu'on conseille toujours aux auteurs et autrices qui débutent de lire...

On ne la présente plus
La 9ème édition du dictionnaire de l'académie française répertorie près de 60 000 mots. Il y a de quoi faire, n'est-ce pas ?

Oui, mais trouver le mot juste, cela ne signifie pas se contenter d'ouvrir son dictionnaire et de chercher. Si on veut éviter une répétition, le dictionnaire des synonymes suffit généralement amplement, mais bien souvent, on a le sens que l'on recherche, mais aucune idée de la façon dont cela peut se dire en français soit parce qu'on ignore l'existence du terme exact, soit parce qu'on l'a sur le bout de la langue et que ben... pas moyen de mettre le doigt dessus (sur le mot, pas sur la langue, après, c'est vous qui voyez, hein).

Mon dictionnaire en ligne préféré
C'est dans ces cas-là qu'un dictionnaire analogique est bien utile et personnellement, je ne peux plus me passer du mien. Alors, qu'est-ce ?

Un dictionnaire analogique est un dictionnaire dans lequel les mots sont groupés selon leur rapport de sens. Le premier dictionnaire de P. Boissière avait pour but d'être un répertoire "des mots par les idées et des idées par les mots". Son rôle est de remédier aux défaillances de la mémoire, à la défaillance verbale, soit en faisant rappeler des mots oubliés, soit en faisant découvrir des mots inconnus par le jeu des analogies.

On voit qu'il a vécu
Ces quelques lignes sont tirées de l'avant-propos de mon dictionnaire analogique Larousse et forment une belle explication. Non ? Vous voulez un exemple ? Très bien.

Disons que je suis en train de décrire un personnage et qu'il a un nez avec une forme particulière. Il y a beaucoup de termes pour désigner les formes de nez, mais je ne les connais pas. Du coup, j'ouvre mon dictionnaire analogique à "nez" et je trouve : droit, grec, busqué, bourbonien, crochu, aquilin, etc. Bref, j'ai eu du nez de m'offrir ce dictionnaire pour travailler. Et c'est pareil pour trouver une coloration précise, une pièce de moteur, un élément de l'anatomie humaine, etc.

Pour moi, c'est un vrai petit bijou que ce dictionnaire et si vous débutez dans l'écriture, je vous recommande vivement d'en faire l'achat ou de vous le faire offrir. Je tiens à préciser que je n'ai aucune action dans les dictionnaires analogiques. 

Et si vous voulez voir le résultat que ça donne, je vous invite à lire mes livres. Ils sont tous écrits avec l'aide, à un moment ou à un autre, de mon cher dictionnaire analogique.

A bientôt

vendredi 5 mars 2021

Ecrivain et clavier

Bonjour à tous,

Gerd Altmann Pixabay 

je vois souvent sur Twitter (le seul réseau social où je traîne), des apprentis auteurs et autrices qui se demandent combien de signes ou mots, ils doivent écrire par jour et, bien sûr, chacun de donner des pistes, selon ses propres "performances" et rythmes de travail.

Et donc, non, je ne vous donnerai pas de nombre de sec ou de mots à écrire par jour, le métier d'écrivain ne se limitant pas, pour moi, au nombre de sec ou de mots écrits par jour. D'ailleurs, viendrait-il à l'idée de qui que ce soit de demander à un peintre combien de tubes de gouache il utilise par jour ? Ceci dit, se donner des objectifs d'écriture peut être un bon plan, mais je vous en parlerai, peut-être, une autre fois.

Non, mon propos aujourd'hui est vous parler de confort d'écriture et s'adresse plutôt à ceux qui, comme moi, ont décidé de lâcher leur crayon pour un clavier.

1shortdesign Pixabay

Il y a quelques années de cela, j'écrivais mes premiers romans, finissant mes séances d'écriture avec des douleurs récurrentes dans les épaules. J'utilisais alors le clavier de mon ordinateur portable, bien trop étroit pour moi, et qui m'obligeait à serrer les épaules pour écrire. J'ai donc opté pour un clavier externe. Mais si cela a arrangé mes soucis d'épaules, ce sont mes poignets qui m'ont fait souffrir, au point que j'ai dû parfois ajourner ou stopper une séance d'écriture.

N'en pouvant plus de ces douleurs, j'ai cherché une solution à mon souci sur le Net. Fallait-il que je change de clavier ? Que je change de position ? Et, en fait, rien de tout cela.

Non, il me fallait juste à apprendre à utiliser un clavier... Et oui, ça s'apprend... Actuellement, je tape sans regarder mon clavier, avec les deux mains et tous les doigts (les bons jours), et même si ma frappe n'est sans doute pas aussi rapide et précise que celle d'une ou d'un secrétaire, elle me permet de ne plus avoir de douleurs en fin de séance.

Apprendre à utiliser mon clavier m'a donc permis de réduire mes douleurs, mais également de gagner en vitesse de frappe et surtout, surtout, d'améliorer mon travail en tant qu'écrivain. Comment ? Tout simplement parce que je n'ai plus besoin de songer à la touche sur laquelle je dois appuyer pour écrire. Je peux garder en tête les mots que je veux écrire et laisser mes doigts courir sur le clavier de manière automatique.

Il y a de nombreux cours en ligne gratuit à suivre avec un minimum d'assiduité pour pouvoir acquérir une bonne vitesse de frappe et l'utilisation de tous les doigts. Personnellement, j'ai tout de même renoncé à utiliser les petits doigts. ^^

Il a beaucoup d'heures d'utilisation derrière lui...

Il y a aussi le choix du clavier qui peut être important. Le mien est un Logitech Illuminated Keyboard K740. Je l'ai choisi à cause de la pression à exercer sur les touches pour écrire, ni trop grande ni trop faible, idéale pour moi. Et le fait qu'il s'allume quand il fait trop sombre est vraiment un plus pour moi. Et non, je ne sais pas taper sur mon clavier dans le noir s'il n'est pas lumineux, même si je ne regarde pas les touches. Ne me demandez pas pourquoi. Je l'ignore... 

Donc, choisissez-vous un bon clavier, avec lequel la frappe est confortable. Vous allez passer beaucoup d'heures à l'utiliser et il faut que vous soyez bien pour donner le meilleur de vous-même dans vos écrits.

Et pour le fun, ma vitesse de frappe sur le site dactylocours.com est de 320 CPM. Et vous ?

A bientôt


vendredi 5 février 2021

TW ou pas TW ?

Bonjour à tous,

Gerd Altmann Pixabay
il y a quelques temps, un débat a éclaté sur Twitter sur l'opportunité ou pas de mettre des TW dans les romans et je voulais revenir sur ledit débat.

Alors, déjà, qu'est-ce que sont les TW ? Ce sont des Triggers Warnings, en français des avertisseurs de déclenchement. Ce sont des avertissements censés prévenir l'utilisateur que le contenu qu'il va lire ou visionner contient des éléments déclencheurs d'un rappel de traumatismes, genre araignées en goguette ou massacre avec une tronçonneuse, ce type de joyeusetés...

La question sur Twitter était de savoir s'il fallait utiliser les TW, au nom du respect de la sensibilité des lecteurs, ou au contraire, les éviter, histoire de ne pas infantiliser son lectorat.

Ce débat se déroulait à un moment particulier pour moi, car je venais juste de rééditer La Pucelle et le Démon. Et ceux qui l'ont lu savent qu'il contient certaines scènes qui peuvent heurter, disons, la sensibilité des plus jeunes. Je me rappelle du rouge aux joues de mon paternel quand je lui ai demandé ce qu'il en avait pensé et qu'il s'est étonné de certaines scènes que j'y avais écrites. Ce n'est qu'alors que j'avais tilté que bon, voilà quoi... Ahem....

Pourtant, jusqu'à ce que je lise ce débat sur les TW, j'avoue que je ne m'étais pas spécialement posé la question de savoir si La Pucelle et le Démon pouvait tomber sous des regards préparés ou pas. Pour moi, c'était limpide, simple. Le roman était classé en littérature adulte et donc, c'était des adultes qui allaient le lire et, du coup, ils étaient forcément préparés à encaisser. C'était des adultes, quoi. Et puis, bon, ce n'est pas un roman d'horreur non plus. Il ne contient pas de scènes de sexe débridées... Il y a des romans bien plus atroces dans leur description de certaines scènes et des programmes télévisuels qui exhibent bien plus d'images de sexe et de violence. Non, vraiment, je m'estimais petit joueur sur ce coup...

Et puis, j'ai songé à cette amie victime d'une agression sexuelle et qui semblait apprécier mes écrits. Avait-elle lu mon roman ? Est-ce qu'elle avait été choquée ou pire, avais-je fait remonter chez elle un traumatisme ? Et les autres ? Ceux que je ne connaissais pas, dont je ne connaissais pas le passé ? Est-ce que je pouvais décemment laisser des lecteurs et lectrices tomber, sans prévenir, sur certaines scènes ? 

Clairement, pour moi, c'était non ! Mais comment m'y prendre ?

Adina Voicu Pixabay

Parce que les TW, c'est bien, mais cela revient à établir une liste de tous les traumatismes que le roman pourrait potentiellement induire. Et clairement, il est impossible de connaître ou même d'imaginer tous les traumatismes vécus par une personne. Pour preuve, un de mes proches a la phobie des papillons de nuit... et à mon avis, c'est pas courant. Mais quand il raconte pourquoi, je peux vous assurer qu'à sa place, moi aussi, je serais phobique des papillons de nuit... Brrr... Bref, une liste de TW sera forcément non exhaustive. On me rétorquera que peu importe, qu'au moins, j'aurai fait une liste des peurs les plus courantes... Je répondrai que je me sentirais coupable de laisser penser à un lecteur potentiel qu'il peut ouvrir mon roman sans frémir, en toute confiance, et qu'il le referme, rempli d'effroi, parce que je n'ai pas songé à sa phobie particulière. Et puis, je ne sais pas vous, mais perso, j'estime que certains mots peuvent aussi bien servir de déclencheur que la scène d'un roman. Si je dis à mon proche qu'il y a des papillons de nuit dans mon roman, même si je ne lui en donne pas les circonstances précises, ça m'étonnerait que cela n'évoque pas l'insecte pour lui, et que cela ne lui rappelle pas de mauvais souvenirs. Du coup, faire une liste avec "papillon de nuit" dedans, je trouve ça un peu maladroit. Et puis, cette idée de décortiquer un roman, de l'analyser dans ses moindre détails et d'en exposer les entrailles, façon pièce de viande sur les étals d'un boucher, pour en extirper tous les traumas possibles, ça ne me disait définitivement rien. C'est clairement pas mon truc... 

Mais tu avais dit que tu voulais prévenir tes lecteurs et lectrices ! Tu l'as dit ! 

Pegi
Mouais... Vous aussi, vous regardez des films et des séries à la télé ou sur les plateformes de streaming, genre Netflix ou Amazon Prime Video ?  Vous avez remarqué la signalétique jeunesse ? Ces interdits aux moins de 10, 12, 16 et 18 ans ? Bon, je vais vous avouer un truc... Je suis empathe et, du coup, j'ai beaucoup de mal avec les images violentes. Sans aller jusqu'à ressentir la douleur de la victime, je m'imagine assez bien la chose et... je préfère éviter ce genre d'œuvres... Jusqu'ici, je me basais sur la signalétique jeunesse. Et oui, il n'y a pas de signalétique adulte. Je vous l'ai dit, un adulte, ça supporte tout... (ironie inside). C'était simple. Quand c'était interdit aux moins de 16 ans, c'était niet... mais il est arrivé que je ne visionne pas un film ou une série alors qu'en fait, je pouvais très bien supporter les images parce qu'il n'était pas question de violence interdite aux moins de 16 ans. D'autres facteurs, comme le sexe ou la nudité, par exemple, imposaient cet avertissement. Du coup, comment savoir ? Bon, pour le sexe, c'est assez évident... mais pour le reste ?

Homelander (Antony Starr)
Et dernièrement, est apparu sur Netflix, des précisions sur ce qui motivait leur signalétique jeunesse : sexe, drogue, langage grossier, nudité, violence, sexe violent, discrimination... Du coup, mon problème était résolu. Je savais à quoi m'attendre et je savais ce que je pouvais regarder ou pas. J'ai même décidé de regarder The Boys ! Parfois que d'un œil et d'une oreille, mais je l'ai fait... Bon, pas encore toute la saison 2. Aussi, merci de ne pas me spoiler... 

Mais... mais... tu disais être contre les TW et finalement, tu apprécies quand on te détaille... C'est vrai. Ca peut sembler contradictoire, mais en fait, non. Netflix catégorise sans entrer dans le détail. Et cette façon de faire me convient nettement plus qu'une longue liste détaillée. 

Du coup, j'ai voulu faire pareil pour mon roman et je me suis posé la question de savoir ce qui pouvait amener une lectrice ou un lecteur à ne pas apprécier sereinement La Pucelle et le Démon. En fait, c'était assez évident. Il y a des scènes de sexe à ne pas mettre entre toutes les... sous tous les regards, des luttes violentes inévitables en cette guerre de Cent Ans, et Sidoine et Arkshaar, son démon, font de nombreuses compétitions de jurons fleuris.

Pegi

Mais est-ce que je pouvais décemment n'indiquer ainsi que les points "négatifs" de mon roman ? Si je mettais une annotation précisant qu'il y avait de la violence, du sexe et des jurons, est-ce que je n'allais pas attirer des lecteurs venus là uniquement pour le sexe ou la violence et qui seraient frustrés par leur lecture ? Est-ce que je ne dégoûterais pas un lecteur ou une lectrice lambda alors que le roman est surtout axé sur la romance, l'humour et un petit bout de femme, Oriane, qui, avec courage et pugnacité, tient tête à tous ces mâles testostéronés ? Clairement, ça n'allait pas. Si je devais évoquer les points licencieux, il fallait également que je présente les attraits du roman.

Couverture de Pascal Quidault
Du coup, voici l'avertissement que j'ai concocté pour Amazon.

À lire si vous aimez :
- les personnages féminins forts
- les romances sans eau de rose
- l’humour

À éviter si vous détestez :
- la violence d’un champ de bataille
- le langage ordurier
- les relations charnelles grivoises

Ainsi, plus d'erreur possible... et j'espère plus de trauma...

Et vous, lecteurs et lectrices, auteurs et autrices ? TW ou pas TW ?

A bientôt

vendredi 22 janvier 2021

Construction roman

Bonjour à tous.

© Christine Sponcia
de Pixabay
Il y a peu, je vous parlais d'un nouveau projet de roman, un mélange de science-fiction, de fantasy et d'aventure. Oui, le concept peut paraître étrange, mais il est né d'un sondage sur Twitter où je demandais à ma TL ce qu'elle aimerait lire et où les trois propositions sont arrivées pratiquement ex-aequo. Et je me suis dit "banco !". Mais voilà, entre le banco et le roman édité ou auto-édité, il y a beaucoup à faire... et parfois, ça semble un peu magique alors que ça ne l'est pas du tout.

Du coup, l'idée m'est venue d'analyser ma façon de procéder pour attaquer ce nouveau projet.

Déjà, il faut savoir que je suis plutôt du genre architecte. Pour ceux qui l'ignorent, les auteurs et autrices s'entendent, plus ou moins, à se répartir dans deux cases fluctuantes, celle du jardinier et celle de l'architecte. 

© serbuxarev de Pixabay

Le jardinier serait l'auteur qui ne planifie pas son roman et qui se lance dans l'écriture avec juste une idée en tête, sans trop savoir où cela va l'amener. Au contraire, un architecte planifie son roman, avec plus ou moins de détails, avant de se lancer dans une lutte féroce avec son clavier. Bien sûr, cette vision est un peu simpliste et en réalité, les autrices et auteurs se répartissent allègrement entre ces deux extrêmes. 

Et donc, je suis plutôt architecte. Il me faut un plan, le fil d'une intrigue avec un découpage en chapitres pour poser les premiers mots. Si pour mes premiers romans, j'avançais en jardinier, il s'est avéré, avec l'expérience, que cela me faisait perdre beaucoup de temps en réécritures inutiles.

Je sais qu'il existe une méthode appréciée des autrices et auteurs, la méthode Flocon. Il y en a certainement d'autres, mais c'est surtout de celle-ci dont j'ai eu des échos. On part d'une idée générale et on descend dans les détails pour obtenir un scénario. Mais pour moi, cette méthode est impossible à utiliser, parce que je n'ai aucune idée de ce que je vais écrire...

... parce que comme souvent, mes romans commencent par une image.

© Henry Wang de Pixabay

Cette fois, l'image est celle-ci. Une femme en longue robe de cocktail, les cheveux longs et sombres, debout dans un hall d'hôtel, un verre à la main, tourne la tête un peu en arrière pour dévisager un homme qui se tient en retrait. Il est habillé d'un costume et n'a pas l'air content de la voir là, pas fâché, juste contrarié. Elle l'observe avec amusement et candeur et le défi brille dans son regard. Il y a de la concurrence entre eux, une concurrence amicale, mais dans laquelle ils jetteront toutes leurs forces.

Cette image tourne en boucle sous mon crâne depuis plusieurs mois, avec d'autres, beaucoup d'autres, et je sais qu'il va me falloir en faire quelque chose pour l'extirper de ma cervelle. Et là, elle s'est imposée à moi quand j'ai appris que j'allais écrire un roman de science-fiction, fantasy, aventure. Mais voilà, une image, c'est bien, mais qu'est-ce que j'en fais ? Qui sont cet homme et cette femme ? Que font-ils dans ce hall d'hôtel ? Quelle relation existe entre eux ?

© Free-photos de Pixabay

Chez moi, tout débute avec des feuilles de papier, beaucoup de papier. J'en ai besoin pour jeter mes premières idées. Pourquoi ? Parce qu'on peut faire des flèches dans tous les sens, entourer, écrire, dessiner, bref, on n'est pas limité par un logiciel.

Je commence par mes deux personnages, ceux de mon image, en essayant de les appréhender, tout en construisant le monde autour d'eux. Et oui, qui dit roman de l'imaginaire dit construction d'un monde. Et ce qui est amusant, c'est que je commence mes constructions d'univers de SF toujours de la même manière, avec les deux mêmes questions : Est-ce que je tiens compte des lois d'Einstein ou pas ? Jusqu'ici, ce fut "non". Est-ce que mes communications interplanétaires sont lentes ou rapides ? Cette fois, ce fut "rapide". Bon, je vous le dis tout de suite. Ces deux questions stricto-sensu ne me servent à rien. Elles sont juste là pour prévenir ma cervelle qu'il va falloir se mettre au travail. ^^

© Nicoguaro, CC BY-SA 3.0
Wikimedia Commons

Une fois que j'ai jeté un certain nombre d'idées sur le papier, invariablement, c'est le bocson et c'est là que j'allume l'un de mes outils préférés, Freeplane, pour créer une carte heuristique ou mind-mapping. En parallèle, j'ouvre Word et commence un travail de réflexion ou brainstorming. Je jongle alors entre Freeplane et Word pour faire avancer la construction de mon monde et de mes personnages, chaque modification du monde exerçant une influence sur mes personnages, chaque évolution de l'un de mes personnage ayant un impact sur mon monde. Tout progresse de concert.

Et arrivé à un certain point, c'est là, en général, que je dois jeter l'image de départ... parce qu'elle ne correspond plus au scénario, aux personnages ou au monde et c'est une étape douloureuse pour moi. Je me bats contre moi, contre le monde que j'ai inventé, mes personnages, tente de tout faire cadrer, de tout faire coïncider pour garder mon image ! Jusqu'à ce que j'accepte de l'abandonner, avec un pincement au cœur. Et enfin, je peux de nouveau avancer. Je referme Freeplane qui ne me sert plus à rien...

© nile de Pixabay

Une fois que mon monde et mes personnages principaux sont en place, je m'attaque à l'intrigue. Je cherche de quoi je vais bien pouvoir parler dans cet univers, avec ces persos. C'est l'étape la plus longue pour moi, celle où je tourne en boucle, à remplir des feuilles de papier, des pages Word, à me lever de ma chaise, me rasseoir, aller me faire un café, passer l'aspirateur, faire la vaisselle, la lessive, n'importe quoi de physique, alors que mon cerveau tourne à plein et à vide. Cette fois, j'ai mis, un exploit, moins de 24h à trouver l'intrigue... et j'ai jeté, au passage, les personnages que j'avais créés, leurs historiques, leurs liens entre eux, avec leurs familles, des heures de travail, quoi. Et j'ai retrouvé mon image de départ ! Peut-être momentanément...

Il me reste encore à développer l'intrigue. Je n'ai pour l'heure qu'une esquisse

Et je ne sais pas encore si ce roman sera écrit ou pas. Il m'arrive assez régulièrement d'arriver à cette étape et de ne pas parvenir à aller plus loin ou qu'au final, ça ne m'intéresse pas plus que ça de raconter une telle histoire ou qu'une autre image apparaisse et m'oblige à tout arrêter pour m'occuper d'elle. J'ai quelques fichiers de brainstorming en attente sur mon PC, 5 en fait...

Bref, comme vous voyez, dans ma façon de procéder, il y a beaucoup de déchets, d'inconnues, mais d'envies aussi...

J'espère que cela vous aura intéressé et si vous avez des questions ou voulez expliquer votre propre démarche, n'hésitez pas.

A bientôt


vendredi 15 janvier 2021

Bonnne année 2021

Bonjour à tous,

Et surtout !

@Anja Pixabay

Une bonne et heureuse année 2021 à tous. 

Que la vie vous soit douce et que ce maudit Covid vous épargne.


Ici, la nouvelle année a bien commencé avec la fin de la rédaction de mon roman de space opera Mozaïk. Si vous me suivez sur Twitter, vous allez pouvoir respirer un peu et moins crouler sous mes tweets sur le sujet.

Le manuscrit est parti entre les mains d'un terrible alpha-lecteur dont je redoute toujours l'analyse, juste mais sévère, et j'attends son retour avec un mélange d'anxiété et d'impatience.

Et oui, j'ai bien parlé d'alpha-lecteur et pas de bêta-lecteur. Pour moi, ce sont deux approches de l'analyse d'un texte bien différentes. 

A mon sens, un alpha-lecteur intervient dès la fin du premier jet. Il est là pour relever la cohérence d'une intrigue, d'un monde, des personnages, les oublis de l'auteur dans ses descriptions des événements, les trop-pleins d'information. Le bêta-lecteur, lui, est là pour améliorer le texte en lui-même, pour voir ses imperfections, les scènes qui pourraient être mieux définies, les tics de langage de l'auteur, les passages peu clairs, trop longs, trop courts, bref tout ce qui pourrait gêner le futur lecteur.

Comme vous le voyez, les attentes, mes attentes, ne sont pas les mêmes pour un alpha ou un bêta-lecteur.

Et ça faisait longtemps que je n'avais pas demandé d'aide à Bernard (que je remercie beaucoup d'être toujours là pour moi), mais là, j'avais besoin de son œil acéré, de sa capacité (que je trouve fabuleuse) de m'indiquer où, en début de roman, ajouter une phrase pour que le lecteur comprenne mieux un passage en fin de roman. Perso, je suis incapable de faire ça...

Pourquoi confier Mozaïk à un alpha-lecteur ? Parce que Mozaïk est un roman choral. J'aime beaucoup les romans choraux qui permettent d'avoir plusieurs points de vue d'un monde ou d'une histoire. Souvent, un même événement ne sera pas vu, interprété de la même manière par deux personnes différentes. Mozaïk est un roman qui comprend une centaine de personnages, plusieurs civilisations. C'est un monde riche, avec ses mécanismes propres, ses propres valeurs et j'avais besoin d'un œil extérieur pour savoir si ce que j'avais en tête apparaissait bien sur le papier, était compréhensible.

Et donc, j'attends, parce qu'un million de signes, ça ne s'étudie pas en quelques heures et que Bernard a d'autres chats ou d'autres écrivains aussi masochistes que moi à fouetter...

Ananthu Kumar Pixabay

Et pour attendre sans trop stresser, j'ai eu la merveilleuse idée de me lancer dans la conception d'un nouveau roman. Et comme je n'avais pas d'idée précise, j'ai proposé un choix sur Twitter. Fantasy, science-fiction ou aventure. Et le résultat fut que les trois propositions récoltèrent à peu près le même nombre de votes. Déception ? Non ! Au contraire, ce fut un déclic. Un roman avec de la science-fiction, de la fantasy et de l'aventure, je sais faire ! Non, je ne réécris pas Star Wars. Tsss... Et depuis, les idées affluent... 

Je ne sais pas encore si ces idées donneront un roman. Parfois, je démarre sur les chapeaux de roue, mais l'histoire n'arrive pas à me convaincre alors je l'abandonne, à peine le scénario esquissé. Et, pour l'heure, si le monde prend de l'épaisseur, l'intrigue m'échappe encore. Je vous tiendrai au courant.

Et je profite d'ailleurs de cette nouvelle conception pour analyser comment je m'y prends pour imaginer un roman. Du coup, si ça vous intéresse, je vous donnerai ma méthode, rien qu'à moi. 


Bref, restez dans le coin.

A bientôt





jeudi 12 décembre 2013

Question de style

Entre deux corrections du second tome d'Opale, me voici en train de rédiger le code Minotaure, mon thriller, avec en tête de liste le désormais fameux Dimitri. Fameux ? Non, pas encore à vrai dire.

On parle souvent de la page blanche et de la difficulté à la noircir cette page blanche. Il y a, je pense, la peur qui s'apparente à celle de se lancer dans le vide. Dès le premier mot écrit, l'histoire est lancée et on ne peut plus revenir en arrière. J'avoue ne pas connaître cette peur de la page blanche.

Par contre, c'est ensuite que j'ai beaucoup de mal car cette page blanche, je la noircis et la blanchis plusieurs fois de suite. J'ai commencé et recommencé plusieurs fois déjà les deux premiers chapitres du code Minotaure, sans parvenir à être satisfaite du résultat. Vous allez me dire 'Il suffit certainement de changer quelques mots." En fait, non. C'est une question de style, en fait. Et trouver le bon style est aussi difficile pour moi que d'écrire le scénario.

Je vous explique.

Pour moi, le style correspond à la personnalité de mon personnage principal. La tonalité de l'écriture doit d'emblée le représenter auprès du lecteur. Cette tonalité, ce style, il ne suffit pas de le suivre pendant un ou deux chapitres, mais bien tout le long du livre. Les événements extérieurs, les lectures, mes propres sensations viennent se mêler au personnage en cours de construction jusqu'à ce qu'il 'naisse' réellement, qu'il ait sa propre personnalité, une personnalité suffisamment indépendante pour que je puisse m'y glisser en abandonnant ma propre personnalité. Oui, il y a de la schizophrénie dans ma façon d'écrire. Alors que mes doigts frappent sur le clavier, je laisse mon esprit à la merci de mon personnage. J'oublie ce qui m'entoure, qui je suis. Il n'y a plus que cet être issu de mon imaginaire. Est-ce une façon particulière d'écrire ou une généralité, je n'en sais rien...

J'ai mis beaucoup, beaucoup de temps à trouver les caractères précis de Sidoine et d'Oriane dans "La Pucelle et le Démon". J'avoue avoir pensé en démarrant le code Minotaure que j'étais à présent une grande fille expérimentée et que j'allais trouver le bon ton dès les premiers mots, mais non. L'ajustement n'est toujours pas correct alors je noircis les pages, les supprime, afin de découvrir la personnalité intrinsèque de Dimitri. Pas facile, mais il ne fait aucun doute que je vais trouver. Ce n'est qu'une question de temps.

Tiens, en parlant de temps... Il passe et... dans deux jours à peine à présent, et oui, samedi, je serai aux 10èmes rencontres de l'imaginaire de Sèvres, à Sèvres, alors n'hésitez pas à passer me voir.

A bientôt

lundi 25 novembre 2013

Les débuts de Dimitri

J'ai enfin terminé les relectures des commentaires sur "La loi d'Onyx" ! C'est qu'il y en avait et que la vie est ainsi faite qu'elle vous oblige à vous occuper d'autres choses que de l'écriture. Mais bon, je suis parée pour retravailler le texte et je sens que ça va dépoter !

En parallèle, je vais commencer l'écriture de Dimitri. Le scénario a été validé par mon correcteur de scénario attitré, mon homme, et il n'y a plus qu'à.

Et c'est l'occasion rêvée, n'est-ce pas Lyser ^^, de vous en révéler un peu plus sur Dimitri. Ce roman sera mon premier thriller/polar. Je ne sais pas exactement où le situer. J'en avais esquissé le début sur le site de Book en Stock qui m'avait fait le grand honneur de m'inviter en octobre de l'année dernière. Grands Dieux, que le temps passe vite. C'est ici : http://bookenstock.blogspot.fr/2012/10/posez-vos-questions-benedicte-taffin.html J'en profite pour vous inviter à consulter régulièrement ce blog qui fourmille de critiques littéraires et invite régulièrement des auteurs pour le mois de... un mois où on peut poser toutes les questions, même les plus incongrues, à l'auteur invité, mais vous connaissez sans doute déjà.

Bref. A l'époque, je ne connaissais pas encore bien Dimitri et pourtant, le portrait que j'en faisais, en réponse à la première question de Phooka, est demeuré le même.

Dimitri Alexandrov est un photographe d'origine russe, installé depuis quelques années à Londres. Un jour, il apprend le mystérieux décès de son frère aîné, Alexeï, avec lequel il avait coupé les ponts. C'est le coeur lourd qu'il se rend à son enterrement. Il pense n'y faire qu'un saut, mais les circonstances de la mort de son frère, les secrets de famille et l'intervention d'étranges personnages vont l'obliger à prolonger son séjour parisien. Dans quelle sombre histoire va-t-il se retrouver mêlé ?

Pour le découvrir, il vous faudra patienter. L'écrivain est aux fourneaux ! Euh... Au bureau. Bref, je ne suis plus là.

Ah mais, j'ai failli oublier de vous dire quel serait le titre de ce roman.

Le code Minotaure.

vendredi 15 novembre 2013

Fin du premier jet du scénario de Dimitri

Un petit mot pour vous dire que j'ai terminé le premier jet du scénario de Dimitri, tout à l'heure. Et oui, je fais des premiers jets de scénario, moi maintenant. Est-ce que je serai en train de devenir un écrivain organisé ? Non, pas d'affolement, il y a quand même peu de risque...

Ce scénario a été possible grâce à une amie qui a eu la gentillesse de m'offrir un cahier personnalisé pour mon dernier anniversaire. Et oui, les écrivains aussi vieillissent... C'est chouette, hein ? Pas que je vieillisse... le cahier...



D'habitude, je préfère travailler sur ordinateur, même pour rédiger les scénarios car ça fait moins mal  aux doigts et au poignet. Mais là, pas moyen de m'en sortir et écrire avec un stylo m'a permis de mieux visualiser les choses. Vous voulez voir à quoi ça ressemble ? A ceci...



Bon, bien sûr, j'ai flouté l'image. Quel serait le plaisir de lire un livre dont on connait déjà tout du scénario, enfin tout... Là, il y a une page et mon scénario en fait 15, mais quand même. Alors, je suis persuadée qu'il existe des logiciels capables de déflouter ces deux pages, mais abstenez vous. Sinon...

Maintenant, il ne me reste plus qu'à mettre tout ça au propre sous word et le plus difficile, le faire relire à mon maître es scénario pour savoir ce qu'il en pense. Avec un peu de chance, il adorera autant que moi et je pourrai passer à la rédaction, en parallèle avec les corrections d'Onyx que je continue.

Mais là, c'est week end !!!!

A bientôt

P.S. : Non, non, je n'oublie pas de vous expliquer ce qu'est Dimitri. On dit la prochaine fois ?

vendredi 18 octobre 2013

Capsulite et autres nouvelles...

Tout d'abord, je tiens à vous remercier pour tous vos messages de sympathie à mon égard. Cela m'a beaucoup touchée. Un grand merci.

Enfin, je viens vous donner quelques nouvelles. :) En fait, c'est même ce que j'ai fait dernièrement, des nouvelles. J'attends avec impatience de savoir si elles seront sélectionnées par les anthologistes. Je vous tiendrai au courant.

Concernant Gallimard Jeunesse et les Yeux d'Opale, mon éditeur a refusé de me rendre mes droits, mais a accepté de lire le second tome "La loi d'Onyx", tout en me précisant ne pas pouvoir l'éditer en ce moment. C'est une bonne nouvelle en soi, mais elle me laisse un peu perplexe. Quoi qu'il en soit, la correction de la loi d'Onyx est toujours en cours. Il y a pas mal de travail et j'avoue prendre mon temps. A quoi bon se presser si mon éditeur ne l'est pas ?

Et comme la correction d'un livre demande une énergie différente de son écriture, j'ai décidé de me lancer en même temps dans la rédaction de Dimitri. J'alternerai ainsi les séances de travail. J'apprécie ce genre de balancement permanent. Il permet de prendre du recul sur un texte pour se plonger dans l'autre et il n'est pas rare que les questions sur un roman donne des réponses pour l'autre. J'avais fait ainsi pour la Pucelle. Donc, me voilà lancée sur deux projets en même temps.

Certaines complications m'empêchent néanmoins de me donner à fond en ce moment. J'ai eu la bonne idée de me faire une capsulite de l'épaule gauche et certains jours, la douleur est si handicapante que je ne peux pas travailler. Je me contente alors de réunir de la documentation pour Dimitri si je le peux. A priori, j'en aurais au moins pour une année, dixit mon kiné, mais j'espère lui donner tort, rapidement.

Le second motif d'un léger manque de motivation pour l'écriture est l'attitude des éditions Asgard à l'égard de leurs auteurs. J'en ai déjà parlé sur Facebook pour ceux qui m'y suivent. Les éditions Asgard ne m'ont toujours pas versé mes droits d'auteur de 2012 sur "La Pucelle et le Démon". J'aurais dû percevoir cette somme en janvier 2013 au plus tard. Nous sommes en octobre. Je les ai relancé, sans autre réponse que des promesses et des désolés. Ce qui est affligeant, c'est que je ne suis pas la seule dans ce cas. Du coup, je ne peux que conseiller aux auteurs en recherche d'un éditeur d'éviter de signer un contrat avec eux en attendant que tout cela s'arrange ou de le ratifier en connaissance de cause. Ils ne seront a priori pas payés.

Les mois prochains devraient être plus propices à l'alimentation de ce blog. Aussi, je vous dis à bientôt.

samedi 8 juin 2013

La loi d'Onyx est écrite !

Et voilà... avec des "si"... on arrive parfois à faire quelque chose de sympa. :)

La loi d'Onyx, suite des yeux d'Opale, est terminée !!!!! Le bébé fait dans les 600 000 signes, soit moitié moins que le premier tome d'Opale. Il va partir sous peu entre les mains avisées de ses premiers relecteurs. Je croise les doigts pour qu'ils aiment. Et sinon, ma foi, je me remettrai au travail. :)

Et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, si vous voulez me faire un petit coucou aujourd'hui, n'hésitez pas à venir aux Futuriales à Aulnay sous Bois (bibliothèque Dumont). C'est un salon très sympa. Il y aura des dizaines d'auteurs présents dont Pierre Pevel et Olivier Gay pour ne citer qu'eux. Comme il va faire chaud aujourd'hui, un bon livre pour bouquiner sous un arbre centenaire, il n'y a pas mieux. On vous attend.

jeudi 30 mai 2013

La loi d'Onyx et si...

Il y a quelques jours, j'annonçais fièrement sur Facebook avoir atteint les 90% dans le premier jet de "La loi d'Onyx", la suite des yeux d'Opale, et non, non, ça n'a pas changé. ^^ En fait, il ne me reste plus que quatre chapitres à écrire, en tout et pour tout. Il y a ces deux chapitres indépendants de la structure narrative que j'ai laissés jusqu'ici de côté et il y a les deux chapitres de fin. Et je me sens terrorisée à l'idée de terminer ces deux derniers chapitres. J'en suis même à passer des coups de téléphone alors que je déteste le téléphone, juste pour ne pas avoir à me pencher sur leur cas. Ce n'est pas un manque d'imagination, d'envie, de temps. J'ai tout cela, mais voilà, la loi d'Onyx est la suite d'Opale et je sens bien son poids sur mes épaules.

Ecrire un roman n'engage à rien. Quand on trouve un éditeur, ce n'est que du bonheur. Et puis, ensuite, on trépigne en attendant les commentaires des lecteurs. Vont-ils le trouver bon ou mauvais ? Que vont-ils adorer, aduler, détester, déplorer ? La loi d'Onyx connaîtra le même chemin, mais il est différent parce qu'il représente une suite, une sorte de contrat tacite, d'accord moral avec les lecteurs du premier tome, et moi, l'éternelle anxieuse, m'angoisse encore plus des retours, m'inquiète d'avoir transgressé LE pacte.

Et puis, la loi d'Onyx a une autre particularité. Personne à part moi ne l'a lu. Ô certes, deux privilégiés ont eu le droit aux deux premiers chapitres, mais ce n'est rien deux chapitres sur une telle ampleur de signes. Il est exempt de tout regard extérieur. Je n'ai eu personne pour me guider sur le chemin du scénario. Et le doute est d'autant plus grand.

Et voilà, plus qu'une semaine, une toute petite semaine, et mon roman sera dévoilé à des yeux neufs, scrutateurs, qui en décortiqueront la moindre parcelle. Et j'ai brusquement envie de tout conserver pour moi, égoïstement.

Alors, je me dis que vous pourriez m'aider à franchir ce dernier pas, me conforter dans mes choix...

Comment aviez-vous imaginé la suite des yeux d'Opale, vous ? Quel personnage aurait poursuivi l'aventure, à votre idée ? Et ne me dites pas que vous n'y avez pas songé... je ne vous croirais pas. :) Il y a même des gens qui m'ont avoué en rêver. C'est dire. :)

lundi 13 mai 2013

La loi d'Onyx a atteint ses 80% d'écriture

Ce sera encore un message court aujourd'hui. Je voulais juste vous tenir au courant de mon avancée concernant la loi d'Onyx, suite des yeux d'Opale, et j'en suis à 80%. Il ne reste donc plus que 20% à écrire et je compte bien les terminer rapidement, sans les bâcler pour autant, bien sûr. :)

Oh, et puis, allez, pendant que je vous tiens, je voulais vous faire partager deux nouvelles chroniques, toutes fraîches sur Opale et La Pucelle.
Oui, oui, ça fait presque 3 ans qu'Opale est sorti mais il continue d'être découvert et apprécié. Et puis dans cette chronique, vous allez découvrir la couverture du roman comme vous ne l'avez jamais vue. C'est bizarre. Je vous laisse vous faire votre opinion. C'est ici
Et concernant la Pucelle, c'est par . Et si vous n'avez pas encore lu la Pucelle, suivez le conseil de Sandra38, achetez le !!! Bon, par contre, le lien pour Amazon n'est pas le bon, mais sur ce blog, il l'est. :p

A bientôt
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mardi 30 avril 2013

42 et 75 !

Je vous avais promis des nouvelles fraîches pour bientôt et les voici... Pour une fois, je vais reprendre bêtement mon message FB. ^^

42 est le chiffre du jour ! Non, ce n'est pas une dédicace spéciale au guide du routard galactique, quoi que. C'est le nombre de chapitres de "la loi d'Onyx" écrits, à ce jour. J'en suis donc à 75% du second tome d'Opale. Il ne me reste plus que 14 chapitres à écrire. On y croit ! On y croit !

Et pour info, j'ai installé un petit logiciel pour vous permettre d'être tenu au courant des nouveaux posts sur mon blog. Comme vous l'avez deviné, oui, c'est bien une newsletter !!! Blogger entre dans le futur et mon blog avec. Bref, si ça vous tente, il suffit d'entrer votre mail et de valider deux ou trois fois. Et comme je déteste les spams et que je ne travaille pour aucun marchand, je vous promets que ça restera entre nous. ;)

Je vous dis à bientôt et retourne bosser. C'est que ça ne s'écrit pas tout seul, une suite. :)

samedi 13 avril 2013

Auteur silencieux = auteur au travail, parfois...

Je suis allée à Caen et j'en suis revenue. Et c'était très très bien. Le salon "Histoire de jouer" était très agréable et j'ai eu la surprise d'y rencontrer des auteurs de jeux de rôles, invités comme moi et d'autres auteurs de romans. Moi qui suis rôliste depuis plusieurs années et amatrice de grandeur nature, ça m'a fait bizarre de voir les gens qui sont à l'origine de ma passion. Je me souviens encore de mon émerveillement à lire les premiers jeux de rôle qui me tombaient dans les pattes. Il n'y a pas si longtemps et pourtant, cela semble faire une éternité.

Les responsables d'Histoire de jouer ont eu la bonne idée de convier tout ce beau monde à une conférence orchestrée de main de maître par Eloïse. Nous y avons bien sûr discuter d'écriture mais surtout des différentes manières d'aborder la construction d'un roman ou d'un jeu de rôle. Ce fut très instructif. La passion était bien sûr au coeur de la discussion comme elle est au coeur de nos oeuvres.

Et puis ? Je ne vous raconte rien d'autre ? Ben non... C'est que je bosse ! J'approche les 70 % de la rédaction de la loi d'Onyx, la suite des yeux d'Opale. Il me reste 19 chapitres à écrire, enfin 19, si mes personnages ne décident pas brusquement de faire autrement que prévu, comme cela arrive régulièrement. J'avoue ne pas savoir si je dois être satisfaite ou pas du résultat actuel. Je n'ai pas assez de recul, mais ça viendra en son temps, avec les relectures. Pour l'heure, j'avance.

"La Pucelle et le Démon", lui, continue son petit bonhomme de chemin et semble trouver ses lecteurs. Tous ont l'air d'apprécier la relation Sidoine - Arkshaar, pour mon plus grand plaisir.

Je vous laisse. J'ai un chapitre sur le feu. Une certaine Héléa et un certain Luïs y affronte un personnage plutôt antipathique... :)

lundi 25 mars 2013

30 et 31 mars 2013 à Caen

Qu'est-ce que c'était bien le salon du livre de Paris. Bon, certes, le trajet aller et retour fut plus long que prévu, et je n'ai pas vu grand chose, mais quel plaisir de retrouver l'équipe Asgard et surtout, surtout, de voir des lecteurs qui ont déjà lu "La Pucelle et le Démon" et viennent juste pour vous dire que ça leur a plu. Allez, je vais vous raconter une anecdote. Je précise que nous n'avions pas de badge sur le stand. Donc, je vois une jeune femme s'arrêter à quelques mètres de moi et s'extasier devant la couverture de la Pucelle. Elle revient sur ses pas, accompagnée de ses deux amis et leur explique qu'elle a adoré ce roman. Du coup, j'engage la conversation, lui demande ce qu'elle fait dans la vie, apprend qu'elle est libraire, et avec un grand sourire, lui dit que moi, je suis auteur. J'ai adoré voir ses yeux s'illuminer quand elle a compris que j'étais l'auteur du roman qu'elle avait apprécié. J'en aurais presque les chevilles qui enflent. ^^ C'est vraiment agréable de savoir que son travail engendre du plaisir de lecture, vraiment très agréable.

Le lendemain, samedi, je dédicaçais à la librairie l'Antre Monde. Si vous êtes fan de littérature de l'imaginaire, je vous conseille vivement d'aller y faire un tour. C'est 142, rue du Chemin Vert, à Paris, près du métro Père Lachaise. J'y ai passé une après midi très agréable en joyeuse compagnie à parler littérature et écrivains. Il parait qu'on ne travaille pas assez vite. ^^

Le week end prochain, je serai à Caen, au festival "Histoire de jouer" au centre d'animation la prairie à Caen (14). J'y suis invitée à l'instigation de l'association "Pegase Mecanique" qui a pour but de promouvoir la littérature de l'imaginaire. A leur demande, j'y lirai le premier chapitre du second tome des yeux d'Opale, "la loi d'Onyx." L'entrée est gratuite. Si ça vous tente, vous savez ce qu'il vous reste à faire...

En parlant de la loi d'Onyx, aujourd'hui, j'ai atteint les 60% écrits. Je progresse donc à un bon rythme. Je vous tiens au courant de mon avancée de toutes manières et je ne lâche rien.

A bientôt

dimanche 27 janvier 2013

Remaniement de la loi d'Onyx

Bon, je crois que Aude est rassurée, mais au cas où....

J'ai vraiment repris de pied ferme l'écriture de la Loi d'Onyx, le second tome d'Opale. En fait, plutôt d'écriture, il s'agit de refonte. Opale est un livre complexe à écrire à cause du nombre de personnages et des intrigues imbriquées les unes dans les autres. Je m'embarque avec des idées et en cours de route, je réalise que ce serait mieux si ceci arrivait avant ou après, si tel personnage avait le temps d'évoquer telle ou telle chose. Vous ne m'en voudrez pas de rester dans le vague mais je ne tiens vraiment pas à divulguer la moindre bribe de l'intrigue de ce second tome. Bref, j'ai décidé, brusquement, de retarder l'intrigue de mon roman de deux huitaines (16 jours pour ceux qui ne se font vraiment pas au système octal ;) ) Et du coup, je me suis amusée durant une petite semaine à bouger les chapitres de place et à revoir la chronologie pour qu'elle soit plus "efficace". J'ai terminé vendredi avec beaucoup de contentement. J'ai quelque chose qui me plaît vraiment beaucoup.

Et... il ne me reste plus qu'à écrire, sans plus avoir à me poser de questions, et c'est beaucoup. Je me souviens avoir fait la même chose pour les yeux d'Opale, le premier tome, et je crois que le résultat n'était pas trop mauvais. ^^

Bref, je travaille, j'ai la pêche et j'espère venir vite à bout des chapitres qu'il me reste à écrire. Je vous tiens au courant.

A bientôt

dimanche 13 janvier 2013

Ma bibliothèque et moi

J'ai eu une drôle de surprise, samedi, hier, une bonne surprise ! Comme je viens de déménager, je m'étais présentée à la bibliothécaire de la bibliothèque près de chez moi, sans trop y croire. Je sais le budget des bibliothèques assez légers et il y a beaucoup de livres qui paraissent chaque année. Et puis, hier donc, j'ai eu la bonne surprise de voir "Les yeux d'Opale" sur le présentoir des nouveautés de ma bibliothèque. J'étais ravie. Je suis allée remercier la bibliothécaire qui m'a expliqué que sa collègue, responsable des achats, avait déjà entendu parler des yeux d'Opale avant que je ne me présente. Que dire de plus ? Je suis un auteur heureux. :) Et je voulais vous faire partager.

D'ailleurs, en parlant de partage, je me suis rendue compte que j'avais oublié de vous mettre en ligne un entretien de ma pomme avec Laura Vitali des éditions ActuSF. C'est ici. Il a été enregistré lors des dernières Utopiales. Et oui, j'ai dû affronter les caméras et les questions qui fusaient, fusaient ! Mais bon, Laura est une personne charmante et ce fut un plaisir de lui répondre, malgré le stress que ce genre d'exercice engendre. D'ailleurs, j'en profite pour vous conseiller son blog, la bibliothèque de Glow.

Et pour vous parler un peu d'écriture, sachez que j'ai repris l'écriture du second tome d'Opale, au milieu de mes diverses autres activités, et que pour l'instant, je suis contente de mon travail. C'est bon signe. :)

A bientôt pour de nouvelles nouvelles. ;)

mercredi 2 janvier 2013

Résolutions 2013

Bonne et heureuse année 2013 à tous !!!!

Cette année, j'ai décidé de prendre de bonnes résolutions et elles devraient vous plaire puisque j'ai décidé de consacrer plus de temps à l'écriture. Cette année, hors de question de prendre des tâches supplémentaires, hormis celles que je me suis déjà mises sur le dos l'année dernière... ^^ Je m'y engage. J'espère que je ne craquerai pas. :)

Et pour répondre à Aude, que je n'ai pas oubliée, il est normal de ne trouver aucune information concernant la suite d'Opale sur internet ailleurs que sur mon blog. Il n'y a pas de date de sortie de prévue pour le moment. Une fois que j'aurai terminé de l'écrire, au début de cette année, je l'espère, je verrai avec Gallimard Jeunesse la suite des aventures éditoriales. Et bien sûr, je vous tiendrai au courant.

Et pour répondre également à Bernard, oui, Sèvres, c'était très bien. :) C'est passé trop vite. J'ai eu l'agréable surprise d'y rencontrer un vieux monsieur dont le petit fils lui avait conseillé les yeux d'Opale et qui l'avait lu avec beaucoup de plaisir. :)

Bon, par contre, pour les résolutions, je ne promets pas de venir plus régulièrement sur ce blog ou ce genre de choses. Pas la peine. Je sais d'avance que je ne m'y tiendrai pas. :)

Et vous ? De bonnes résolutions, cette année ? Plus de lectures ? 

jeudi 9 août 2012

L'envie d'avoir envie

Souvent, quand vous êtes écrivain et qu'on vous pose des questions sur votre métier, la première question qu'on vous pose est : "d'où vous viennent vos idées ?" Si ce n'est pas la première, il suffit d'attendre un peu et elle finit par arriver. Et votre interlocuteur d'attendre la réponse avec une lueur de convoitise et de fièvre dans le regard, un peu comme s'il espérait que vous alliez lui révéler le Saint Graal. Je n'aime pas trop cette question parce qu'il est extrêmement difficile d'y répondre quand on veut y répondre correctement et que c'est d'ailleurs si difficile qu'en général, je me contente d'un "Je ne sais pas" et je n'aime pas trop cette question parce que la réponse conduit inévitablement à la déception votre interlocuteur.

Mais aujourd'hui, je crois entrevoir un début de réponse. Les idées viennent de l'envie, l'envie d'écrire quelque chose de particulier, que ce soit un domaine, un genre, un thème, même si souvent cela reste inconscient. Le processus étant en court dans ma petite tête, j'en profite pour l'étudier. Je ne fais malheureusement pas partie de ces prodiges de l'écriture qui rêvent leurs romans, s'assoient devant une table et l'écrivent dans la foulée. Mes romans naissent d'un processus bien plus lent et plus complexe, une sorte de maturation, qui nécessite un peu d'effort. Mon esprit est une véritable éponge dans ces moments là, ces moments où je cherche mes idées, justement, où j'imagine mon personnage et une trame pour mon scénario. Les toutes premières choses qui me viennent alors, ce sont des sensations, une espèce de condensé de ce que sera le caractère de mon personnage. Ensuite viennent les scènes au fur et à mesure de la création de la trame de mon scénario. D'ailleurs, c'est ainsi que je sais si mon scénario est bon ou pas, parce que s'il est bon, les scènes apparaissent claires et nettes dans ma caboche. Après, reste le lourd travail de boucher les trous laissés par ce processus et il y en a !

Je n'ai pas de chance, si on veut, je ne peux pas noter mes scénarios. Cela fait plusieurs fois que j'essaye, entraînée par la réussite de consoeurs et confrères dans ce domaine, mais c'est tuer la poule aux oeufs d'or pour moi. Une fois mon scénario écrit noir sur blanc, il s'efface de ma mémoire. Il n'y a plus ce processus de travail en arrière fond. Il n'y a plus cette envie d'écrire ce texte. Du coup, si le roman sur lequel je suis en train de "travailler" voit un jour le jour, vous saurez que seuls les pages que vous tenez entre vos mains auront été écrites. ;)

Et il faut que je vous donne des nouvelles de La Pucelle. Elle va bien et a eu le droit à une chronique de Phenix Web.